Je suis un entrepreneur dans le domaine des services financiers. Je dois par contre vous avouer que ça m’a pris du temps avant de le réaliser.

J’ai envie de vous poser la question : Êtes-vous un entrepreneur? Considérez-vous que vous êtes en affaires? Pensez-vous comme un propriétaire d’entreprise?

Je trouve personnellement que notre domaine offre des possibilités extraordinaires que très peu de secteurs peuvent offrir. Par contre, je crois qu’on débute dans le domaine des services financiers sans trop y penser. On nous présente une recette à succès pour bien gagner notre vie : faire un nombre précis d’appels par jour, fixer un minimum de rendez-vous par semaine, demander des références, etc. On se lance dans l’aventure sans réaliser que nous fixons nous-même nos propres limites en fonction de notre environnement immédiat. Tout naturellement, on regarde les conseillers les plus performants. On se compare, on s’en inspire et on croit que si on atteint leurs chiffres, nous aurons réussi. Je suis aujourd’hui persuadé qu’on se limite nous-même…

Laissez-moi vous donner un exemple concret. Il y a quatre ans, dans notre entreprise, nous avons décidé de lancer nos propres fonds communs de placement. Un an avant de décider de se lancer dans cette aventure, notre rayonnement et nos activités commerciales se limitaient essentiellement à un rayon de 200km autour de notre siège social principal, la ville de Québec. Jamais nous n’avions pu imaginer que quelques années plus tard, plus de 250 conseillers allaient faire affaire avec nous, et ce, dans différentes provinces du Canada. Jamais nous n’aurions imaginé avoir un jour des employés à Toronto.

Ce qui me fascine dans le domaine des services financiers, c’est que chaque entrepreneur a un modèle d’affaires différent! J’ai rencontré des centaines de conseillers indépendants au fil des ans et chacun atteint le succès d’une façon différente.

Pensez-y! Le domaine des services financiers est extraordinaire!

Imaginez un instant qu’au lieu d’être un entrepreneur en services financiers, vous étiez dans un autre domaine.

Si vous aviez des concessions automobiles, vous auriez une gigantesque bâtisse à acheter et une immense flotte de véhicules à supporter. Si vous aviez une entreprise qui construisait des maisons, vous devriez probablement acheter beaucoup de terrains ou des terres entières avant de pouvoir vendre vos maisons. Si vous aviez une compagnie dans le transport vous devriez supporter des dizaines du véhicules lourds. Pour être en affaires dans la plupart des domaines, vous devriez avoir une quantité de capitaux considérable pour réussir à générer un bénéfice similaire à ce que votre entreprise génère actuellement. Dans le domaine des services financiers, nous n’avons pas d’inventaire à maintenir, pas de flotte de véhicules à supporter, pas de bâtisses à faire construire, etc. Nous n’avons pas toutes ces contraintes! L’accessibilité au domaine financier est assez facile pour un entrepreneur et nous n’avons essentiellement que notre créativité comme limite.

Je suis persuadé qu’on se fixe nous-même nos propres limites!  Et je crois qu’elles sont fortement influencées par notre environnement.

De notre côté, quatre ans après avoir lancé nos fonds communs de placement, j’envisage très facilement que notre entreprise fasse des affaires partout au Canada. Nos limites ont été repoussées et notre terrain de jeu est beaucoup plus vaste aujourd’hui qu’il l’était il y a cinq ans. Je dois cependant vous avouer bien humblement que de penser faire des affaires aux États-Unis me semblait presqu’impossible. Encore une fois, j’ai probablement fixé moi-même cette limite…

Et vous? Où se situe votre limite?

Peu importe… Je suis certain que vous pouvez la repousser!

François Beaudoin

 

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